Les blessures du temps
Il était une fois un garçon avec un sale caractère.
Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du
jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.
Le premier jour, il en planta 37 dans la barrière.
Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler et le nombre de clous plantés dans
la barrière diminua jour après jour. Il avait découvert qu'il était plus facile de
se contrôler que de planter des clous... Finalement arriva le jour où le garçon ne
planta pas le moindre clou dans la barrière.
Alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour, il n'avait pas planté de clou.
Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait
pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement, le garçon put dire à son père
qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière. Le père conduisit son fils devant
la barrière et lui dit: "Mon fils, tu t'es bien comporté, mais regarde tous les trous
qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera plus jamais comme avant. Quand tu te disputes
avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure
comme celle-là. Tu peux planter un couteau dans un homme et aprés,
lui retirer, mais il restera toujours une blessure... Les souffrances psychiques
ne sont pas moins pire que les souffrances mentales... Ne l'oublie pas !
Pourquoi toujours vouloir blesser, faire du mal, détruire ?
Ce n'est pas dans la nature de l'homme, ou du moins, je ne veux pas y croire...
Une petite fille arrive affolée devant sa mère...
[ La fille ] : Maman maman !! Papa veut me faire mal !
[ La mère ] : Mais qu'est ce que tu racontes ma chérie ?
[ La fille ] : Papa veut me faire mal maman, le laisse pas m'approcher !
[ La mère ] : Ma puce, ton père t'aime, jamais il ne te ferais du mal.
[ La fille ] : Maman je t'en pris.. Le laisse pas avec moi.
[ La mère ] : Arrête de dire des bêtises ! ça suffit maintenant ! Va dans ta chambre
et n'en ressort pas !
[ La fille ] : Mais maman ..
[ La mère ] : Il n'y a pas de mais qui tienne, va dans ta chambre et vite !
2 mois plus tard, la mère enterrait sa fille morte des suites des sévices de son père...
Ce corps si pure, si frêle, si innocent, cet enfant qui ne demandait qu'à vivre,
ce petit être est mort. Maintenant, il est dans une boîte dont il ne ressortira plus...
Mais peut être qu'un jour, nous le croiserons au paradis...
Maman maman, pourquoi tu ne m'as pas cru ?
Maman maman, pourquoi tu ne m'as pas protégé ?
Maman maman, pourquoi tu m'as laissé ?
Maman maman, pourquoi tu m'as abandonné ?
Maman maman, pourquoi tu m'as tué ?
Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'il faut nous mettre à l'écard.
Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'il ne faut pas nous croire.
Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ment tout le temps.
Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on est résistant.
Je suis reconnaissant(e)...
Pour le conjoint qui s'écrase devant la télé, car il est à la maison avec moi et non sorti dans un bar.
Pour la conjointe qui fait réchauffer des restants pour souper parce qu'elle est à la maison avec moi et non avec quelqu'un d'autre.
Pour l'adolescent qui se plaint encore d'avoir à faire la vaisselle, car il est à la maison et non en train de traîner dans la rue ou à faire le trottoir.
Pour les impôts que je paye, ce qui signifie que j'ai un emploi.
Pour le ménage à faire après une fête, parce que ça signifie que j'ai été entouré d'amis.
Pour les vêtements qui sont un peu serrés, cela signifie que j'ai assez de nourriture pour manger.
Pour l'ombre qui me regarde travailler, cela signifie que je suis dehors au soleil.
De tondre le gazon, de laver les fenêtres, de réparer le lavabo, parce que cela signifie que j'ai un toit.
Pour toutes les plaintes que j'entends à propos du gouvernement. Cela signifie que l'on a la liberté d'expression.
Pour la place de parking que je trouve au bout du quartier, cela signifie que je suis capable de marcher et que j'ai un moyen de transport.
Pour ma facture élevée de chauffage car cela signifie que je suis au chaud.
D'entendre une personne se plaindre ou chanter faux, cela signifie que je ne suis pas sourd.
Pour la pile de linge sale parce que cela signifie que j'ai des vêtements à me mettre sur le dos.
Pour la fatigue, pour les muscles qui me font mal à la fin de la journée, car cela signifie que je suis capable de travailler fort.
Pour mon réveil qui sonne tous les matins car cela signifie que je suis en vie.
Et finalement pour la tonne de courriels que je reçois, car cela signifie que j'ai des amis qui pensent à moi.
Un fils demanda à sa mère :
- Maman, pourquoi pleures tu ?
Elle répondit :
- Parce que je suis une femme.
- Mais. je ne comprends pas.
La mère se pencha vers lui, l'embrassa et lui dit :
- Mon amour, tu ne comprendrais pas.
Plus tard l'enfant demanda à son père :
- Papa, pourquoi maman pleure régulièrement sans raison ?
L'homme répondit :
- Toutes les femmes pleurent souvent sans raison, mon fils.
C'est tout ce que le père répondit.
Le petit enfant grandit et devint un homme.
Et de temps à autre se demandait :
- Mais pourquoi les femmes pleurent sans raisons apparentes ?
Un jour cet homme s'agenouilla et demanda à Dieu :
- Seigneur, dis moi pourquoi les femmes pleurent avec autant de facilité ?
Et Dieu lui répondit :
- Quand J'ai conçu la femme, Je me devais de créer quelque chose de spécial.
J'ai fais ses épaules suffisamment fortes, capables de supporter le poids du
monde entier. Mais suffisamment délicates pour le réconforter !
Je lui ai donné beaucoup de force intérieure pour qu'elle puisse supporter
les douleurs de l'accouchement, et aussi le mépris de ses propres enfants.
Je lui ai donné la force qui lui permet de toujours prendre soin de sa
famille sans faiblir, malgré les obstacles et la fatigue, alors que d'autre
auraient baissé les bras !
Je lui ai donné la sensibilité d'aimer ses enfants quelque soient les
circonstances, bien que ceux-ci l'ai beaucoup blessé.
Cette sensibilité lui permet de consoler n'importe quelle tristesse, pleure,
ou souffrance d'enfant, et partager les anxiétés, doutes, et peurs
d'adolescent !
Malgré tout, pour qu'elle puisse supporter tout ça, Je lui ai donné les
larmes, elles sont exclusivement siennes, pour qu'elle les utilise quand
elle en a besoin.
En les laissant couler, la femme abandonne en chaque larme un peu d'amour.
Ces larmes d'amour qui éparpillées par le vent, sauvent l'humanité !
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